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Chronologie du culturisme
De la salle d'haltérophilie d'Hippolyte Triat à Paris en 1849 jusqu'aux Olympia contemporains, voici les jalons qui ont structuré la discipline. Trente événements clés couvrant 175 ans d'histoire culturelle, sportive et institutionnelle.
L'une des premières salles d'entraînement structurées d'Europe, dédiée à la gymnastique avec haltères. Triat sera le maître d'Edmond Desbonnet.
Diffusion du mouvement physical culture à travers le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France. Sandow, Desbonnet, Apollon : émergence des hommes forts publics.
Florenz Ziegfeld recrute Eugen Sandow pour l'exposition universelle. Sa carrière américaine décolle, ouvrant un marché de masse pour le culturisme spectacle.
Lancement aux États-Unis du magazine grand public dédié à la culture physique, qui deviendra l'un des grands titres de l'entre-deux-guerres.
Pendant français du magazine de Macfadden. Desbonnet structure une école d'entraînement codifiée et contribue à forger le terme culturisme.
14 septembre : première grande compétition de culturisme organisée par Sandow lui-même. William L. Murray l'emporte. Jury composé de Sandow, Conan Doyle, Lawes. Voir les origines.
Macfadden organise au Madison Square Garden l'un des premiers concours de physique en sol américain. Préfiguration du Mr. America.
Émergence de la plage californienne comme épicentre informel du culturisme américain. Acrobates, hommes forts, lutteurs s'y croisent quotidiennement.
L'Amateur Athletic Union lance la compétition annuelle, premier titre national institutionnel américain consacré au culturisme.
L'haltérophile Grimek s'impose, puis défend son titre en 1941. Symbole de la transition entre culture physique et culturisme codifié.
L'International Federation of Bodybuilders est fondée à Montréal. Elle structurera le culturisme international pendant plus de soixante-dix ans. Voir fédérations.
À Londres, organisation du premier titre Mr. Universe par la NABBA. Concurrent direct du Mr. America aux États-Unis.
Reeves remporte le Mr. Universe et devient l'icône esthétique de l'âge d'or. Sa silhouette est encore citée comme référence du Classic Physique.
Mise sur le marché de l'un des premiers stéroïdes anabolisants industriels. Jalon majeur dans l'arsenal pharmacologique disponible.
Mise sur le marché de Dianabol par Ciba, qui deviendra l'AAS oral le plus utilisé en culturisme. La même année, Steve Reeves incarne Hercule au cinéma, vitrine grand public de la discipline.
Joe Gold ouvre sa salle qui deviendra mythique. Le 18 septembre, Larry Scott remporte le premier Mr. Olympia à la Brooklyn Academy of Music.
À 23 ans, Arnold s'impose à New York. Il enchaînera six titres consécutifs jusqu'en 1975, puis un septième en 1980. Voir ère Arnold.
Le documentaire de George Butler et Robert Fiore propulse Schwarzenegger et le culturisme dans la culture populaire mondiale.
Création de la version féminine du Mr. Olympia. Rachel McLish remporte la première édition. Voir culturisme féminin.
Début d'une série de huit titres consécutifs (1984-1991), record encore co-détenu avec Ronnie Coleman.
Le Britannique impose un nouveau standard de masse et de définition. Six titres consécutifs jusqu'en 1997. Premier représentant de l'ère moderne.
Introduction d'une catégorie féminine combinant routine sportive et jugement de physique.
Coleman entame huit titres consécutifs (1998-2005) avec un physique d'une masse inédite, repère absolu de l'ère moderne.
L'IFBB ajoute une catégorie féminine intermédiaire entre Bodybuilding et fitness, valorisant tonus et lignes plutôt que masse maximale.
Lancement de la division qui deviendra la plus populaire en effectifs féminins. Silhouette modérée, présentation en deux-pièces.
Heath remporte sept titres consécutifs jusqu'en 2017. Sa série marque l'apogée et la fin du modèle Coleman-esque de masse.
Catégorie masculine valorisant la silhouette en V « plage », sans hypertrophie maximale. Voir catégories IFBB.
Réponse à la demande d'un retour à l'esthétique classique des années 1970. Plafond de poids selon la taille.
L'IFBB historique se divise en deux entités : la branche amateure mondiale (Madrid) et la branche professionnelle américaine (Pro League).
Lancement de la division Wellness féminine valorisant le bas du corps. Retour du Ms. Olympia après six ans de pause, remporté par Andrea Shaw.
Le compétiteur iranien devient le premier Mr. Olympia issu d'Iran. Symbole de l'élargissement géographique du circuit professionnel .